Jenny Chammas

Auto-critique :
comment apaiser la voix intérieure du petit tyran ?

L’auto-critique fait partie du quotidien de nombreuses femmes leaders. C’est cette petite voix intérieure commente tout, juge tout, exige toujours plus. Elle semble rationnelle, et même presque utile. Mais en réalité elle épuise, limite et entretient un sentiment d’insuffisance.

Dans cet article, inspiré du podcast Le tyran qui est en vous, je vous propose de comprendre ce mécanisme et d’apprendre à arrêter de vous auto-critiquer pour retrouver un leadership plus apaisé.
Voix intérieur du petit tyran

Pour écouter le podcast, c’est ici :

Table des matières

Pourquoi cette voix intérieure du tyran est si violente

Nous avons toutes, quelque part dans notre esprit, une voix qui ressemble à un petit perroquet posé sur l’épaule. Elle observe, juge, compare, exige. Elle dit :

  • « Tu devrais faire plus. »
  • « Ce n’est pas assez. »
  • « Tu n’aurais pas dû dire ça. »
  • « Tu n’y arriveras jamais. »
  • « Elle est meilleure que toi. »

Cette voix intérieure du petit tyran se comporte comme si la perfection était atteignable. Elle se manifeste souvent le soir, la nuit ou dans les moments de fatigue. Et elle génère des émotions lourdes : honte, culpabilité, anxiété, illégitimité.

Ce n’est pas un défaut de volonté ni une absence de confiance.

C’est simplement un réflexe du cerveau, formé par des années d’éducation, de normes sociales, de conditionnements. Un point de vue par défaut qui n’a jamais été remis en question.

Comment arrêter de se juger

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L’auto-critique vous freine dans votre leadership

Beaucoup de femmes leaders pensent que cette auto-exigence est ce qui leur permet d’avancer. En réalité, elle crée :

  • une pression interne permanente,
  • une peur de mal faire ou de ne pas être assez,
  • un perfectionnisme paralysant,
  • des difficultés à se réjouir de ce qui est accompli,
  • un épuisement moral et émotionnel.

Le tyran intérieur pousse toujours à faire plus.

Et dans certains cas, il conduit à faire moins : tout s’arrête par peur d’être critiquée, même par soi-même.

Cette dynamique n’est pas un moteur de croissance.

C’est un frein invisible qui sape la confiance, entretient la comparaison et maintient les femmes dans une forme de doute chronique.

Comment commencer à arrêter de s’auto-critiquer

Apaiser cette voix ne signifie pas la faire disparaître. Le cerveau a des habitudes tenaces. L’objectif est de changer la relation que vous entretenez avec elle.

Voici les trois étapes que je vous propose :

Reconnaître la voix

Lorsque la pensée survient (« Ce n’est pas assez », « Tu aurais dû… »), observez-la.

Vous pouvez même vous dire intérieurement : “Tiens, voilà le petit tyran.”

Cette distance suffit déjà à réduire son impact.

Choisir de ne pas la croire

Ce n’est pas parce qu’une pensée apparaît qu’elle est vraie. Vous pouvez décider, en conscience, de ne pas lui donner de pouvoir.

Vous pouvez vous répondre : “Je te vois, mais je ne te crois pas.”

Lui parler autrement

Cette étape est simple et très efficace : répondez à la voix en adoptant un ton bienveillant et factuel.

Par exemple :

  • “J’ai fait de mon mieux aujourd’hui.”
  • “Je n’ai pas besoin d’être parfaite pour avancer.”
  • “Je peux apprendre sans me juger.”

Une réponse posée, sans justification, suffit à remettre votre cerveau au calme.

C’est un entraînement quotidien, mais très rapide à intégrer.

Et surtout : c’est le début d’une relation plus douce avec vous-même.

Arrêter de s'auto-critiquer

Cultiver une nouvelle manière de se parler

Se libérer de l’auto-critique, ce n’est pas s’auto-féliciter artificiellement.

C’est apprendre à tenir un espace intérieur qui ne repose pas sur le jugement.

Lorsque vous arrêtez de vous juger :

  • vous apprenez plus vite,
  • vous prenez des décisions avec plus de clarté,
  • vous osez davantage,
  • vous ressentez moins de charge mentale,
  • votre leadership devient plus stable, plus humain.

C’est aussi ce qui permet de dépasser ses complexes, non pas en les supprimant, mais en cessant de s’y identifier.

L’énergie qui servait à lutter contre soi-même devient disponible pour créer, diriger, transmettre.

Foire aux questions (FAQ)

Votre cerveau répète les croyances apprises depuis l’enfance : exigence, comparaison, recherche de validation. Ce n’est pas un choix volontaire, c’est un réflexe.

En identifiant la voix, en refusant de croire ce qu’elle dit, et en y répondant avec calme. Ces trois étapes suffisent à réduire son intensité.

Elle devient rarement silencieuse, mais elle peut devenir très faible. Ce qui change vraiment, c’est votre réaction : vous n’êtes plus dirigée par elle.

Parce que le cerveau est moins occupé et laisse remonter les pensées automatiques. Ce n’est pas un signe de problème, seulement un mécanisme normal.

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