L’auto-critique fait partie du quotidien de nombreuses femmes leaders. C’est cette petite voix intérieure commente tout, juge tout, exige toujours plus. Elle semble rationnelle, et même presque utile. Mais en réalité elle épuise, limite et entretient un sentiment d’insuffisance.
Pour écouter le podcast, c’est ici :
Nous avons toutes, quelque part dans notre esprit, une voix qui ressemble à un petit perroquet posé sur l’épaule. Elle observe, juge, compare, exige. Elle dit :
Cette voix intérieure du petit tyran se comporte comme si la perfection était atteignable. Elle se manifeste souvent le soir, la nuit ou dans les moments de fatigue. Et elle génère des émotions lourdes : honte, culpabilité, anxiété, illégitimité.
Ce n’est pas un défaut de volonté ni une absence de confiance.
C’est simplement un réflexe du cerveau, formé par des années d’éducation, de normes sociales, de conditionnements. Un point de vue par défaut qui n’a jamais été remis en question.
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Beaucoup de femmes leaders pensent que cette auto-exigence est ce qui leur permet d’avancer. En réalité, elle crée :
Le tyran intérieur pousse toujours à faire plus.
Et dans certains cas, il conduit à faire moins : tout s’arrête par peur d’être critiquée, même par soi-même.
Cette dynamique n’est pas un moteur de croissance.
C’est un frein invisible qui sape la confiance, entretient la comparaison et maintient les femmes dans une forme de doute chronique.
Apaiser cette voix ne signifie pas la faire disparaître. Le cerveau a des habitudes tenaces. L’objectif est de changer la relation que vous entretenez avec elle.
Voici les trois étapes que je vous propose :
Lorsque la pensée survient (« Ce n’est pas assez », « Tu aurais dû… »), observez-la.
Vous pouvez même vous dire intérieurement : “Tiens, voilà le petit tyran.”
Cette distance suffit déjà à réduire son impact.
Ce n’est pas parce qu’une pensée apparaît qu’elle est vraie. Vous pouvez décider, en conscience, de ne pas lui donner de pouvoir.
Vous pouvez vous répondre : “Je te vois, mais je ne te crois pas.”
Cette étape est simple et très efficace : répondez à la voix en adoptant un ton bienveillant et factuel.
Par exemple :
Une réponse posée, sans justification, suffit à remettre votre cerveau au calme.
C’est un entraînement quotidien, mais très rapide à intégrer.
Et surtout : c’est le début d’une relation plus douce avec vous-même.
Se libérer de l’auto-critique, ce n’est pas s’auto-féliciter artificiellement.
C’est apprendre à tenir un espace intérieur qui ne repose pas sur le jugement.
Lorsque vous arrêtez de vous juger :
C’est aussi ce qui permet de dépasser ses complexes, non pas en les supprimant, mais en cessant de s’y identifier.
L’énergie qui servait à lutter contre soi-même devient disponible pour créer, diriger, transmettre.
Votre cerveau répète les croyances apprises depuis l’enfance : exigence, comparaison, recherche de validation. Ce n’est pas un choix volontaire, c’est un réflexe.
En identifiant la voix, en refusant de croire ce qu’elle dit, et en y répondant avec calme. Ces trois étapes suffisent à réduire son intensité.
Elle devient rarement silencieuse, mais elle peut devenir très faible. Ce qui change vraiment, c’est votre réaction : vous n’êtes plus dirigée par elle.
Parce que le cerveau est moins occupé et laisse remonter les pensées automatiques. Ce n’est pas un signe de problème, seulement un mécanisme normal.
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