EP 144 / Mettre fin à la procrastination - Jenny Chammas

Comment arrêter de procrastiner au travail ?

On se demande souvent comment vaincre la procrastination et arrêter de toujours tout remettre à plus tard. Enfin agir sur ce qui compte !

Dans un contexte professionnel, le sujet peut devenir particulièrement pesant. On se rend compte que, souvent, ce sont les sujets les plus cruciaux sur lesquels on n’arrive pas à avancer.

Alors comment arrêter de procrastiner au travail ? Comment cesser de repousser pour enfin se mettre en action et faire la différence ?

Je vous propose un outil très simple, basé sur les neurosciences, pour mettre fin à la procrastination au travail. Il repose sur la détection du phénomène, l’analyse des causes et les leviers de l’action.

Prête à vous lancer ?

Pour écouter le podcast, c’est ici :

Mon expérience de la procrastination

Je vais vous raconter une petite histoire.

Nous sommes en 2018 et j’assiste à une masterclass pour la première fois. J’ignore alors de quoi il s’agit. Elle est menée par un coach et, dès que je me connecte, je trouve ça très enthousiasmant. Je me dis immédiatement qu’il faut que j’en fasse également, car ça me plairait beaucoup et que c’est une étape logique pour développer mon entreprise.

Pour la première fois, je planifie donc une masterclass dans mon agenda ainsi que toute sa préparation en amont. L’objectif : novembre 2018.

Mais novembre 2018 arrive et il n’y a pas de masterclass.

Décembre 2018, toujours rien.

Étrangement, les créneaux planifiés sur mon planning ont tous disparu les uns après les autres. Et sur ma longue to do list se trouvait toujours, tout en bas, « masterclass ».

Je l’ai repoussée à janvier 2019, février 2019, puis mars 2019. Avril, toujours rien.

Comment arrêter de procrastiner au travail ?

En réalité, je passais mon temps à me dire que je ne savais pas par où commencer, que je ne savais pas faire de masterclass. Et je me disais que, de toute façon, j’étais trop occupée pour vraiment consacrer du temps à ça.

Donc j’ai procrastiné. Et ma première masterclass n’a finalement eu lieu que le 20 juin 2019. Huit longs mois plus tard que ce que je souhaitais à l’origine.

Cette période de procrastination fut assez douloureuse.

Je me suis sentie débordée. Je me suis sentie illégitime. J’ai douté. Évidemment, il y avait plein de sujets sur lesquels douter :

Quel sujet choisir pour la masterlass ?

Quel outil choisir pour la donner ?

Comment la communiquer ?

Tous ces sujets-là, je les ai procrastinés. Résultat, je me sentais en plein doute, en dehors de ma zone de confort. Et j’en rajoutais encore en me disant que j’étais nulle de ne pas me lancer.

C’était un savant mélange d’émotions assez inconfortables.

Puis, le 20 juin 2019, j’ai mis en route ma première masterclass. La première d’une longue série, car j’en suis aujourd’hui à la quatorzième !

Il m’avait donc fallu huit mois de procrastination et d’autodénigrement pour enfin sauter le pas. J’ai réalisé bien sûr que c’était beaucoup plus simple que je ne l’imaginais. En tout cas, beaucoup plus accessible.

C’était tout à fait faisable, même si ce n’était pas parfait.

Si je vous raconte cette histoire, c’est parce que je sais que nous en avons chacune notre propre version.

Car oui, en réalité, tous les leaders procrastinent. Vous comme moi. Et même les leaders très actifs, qui ont l’impression de prendre constamment des actions.

C’est pourquoi je vous propose un outil très simple, basé sur les neurosciences, pour arrêter de procrastiner au travail.

Au fond, il s’agit ni plus ni moins de combattre une habitude très ancrée. Cette méthode consiste donc à créer un autre chemin d’habitude dans le cerveau pour cesser de procrastiner. C’est une question de pratique !

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5 étapes pour arrêter de procrastiner au travail

Voici dans le détail les cinq étapes de cette méthode contre la procrastination. Elle comporte les questions importantes à se poser pour hacker son cerveau !

1. Repérer l’habitude : Comment je procrastine ?

Commencez par repérer vos habitudes de procrastination.

Car, en réalité, le phénomène n’est pas limpide : on ne se dit jamais « je suis en train de procrastiner sur ce sujet ».

On se dit plutôt « je ne sais pas faire, je ne vais pas y arriver ». Et comme cela devient une habitude, on la répète, sans même s’en apercevoir.

Je vais vous faire une liste de comportements de procrastination. Vous reconnaissez-vous dans certains d’entre eux ?

Imaginez recevoir un mail contenant une demande importante. Vous vous dites que vous ne savez pas comment y répondre et :

  • Vous vous plongez dans les réseaux sociaux sur votre portable.
  • Vous allez chercher une tablette de chocolat.
  • Vous prenez le temps de vider la corbeille de votre ordinateur.
  • Vous faites de nombreuses pauses café pendant la journée.
  • Vous multipliez les small talk avec les collègues.
  • Etc.

La première étape revient à repérer vos habitudes de procrastination. Car savoir les identifier est essentiel : ce n’est qu’en les conscientisant que vous pourrez commencer à agir !

2. Cibler le sujet : Qu’est-ce que je procrastine ?

Deuxième étape, posez-vous la question : qu’est-ce que je suis en train de procrastiner ?

Est-ce que c’est ce gros dossier important ?

Est-ce que c’est faire vos comptes ?

Est-ce que c’est faire un feedback à un collaborateur ?

Est-ce que c’est préparer le codir ?

Il est capital d’identifier ces sujets. Car quand on a de l’ambition, quelle qu’elle soit, on a envie d’avancer. On a envie d’atteindre son objectif.

Or, nous avons tendance à procrastiner précisément sur les sujets qui pourraient nous faire faire un bond en avant : ceux qui nous permettraient d’atteindre plus rapidement notre objectif.

Quand j’ai procrastiné ma masterclass, ça m’a empêché de faire un bond en avant. Que se serait-il passé si j’avais commencé au moment où je l’avais décidé, en novembre 2018 ? J’aurais gagné huit mois !

Les femmes que j’accompagne procrastinent souvent sur des sujets ou des prises de décision majeures :

Se créer un réseau

Être politique dans son secteur, dans son entreprise

Un gros dossier qui pourrait faire une différence

À qui donner tel projet au sein de son équipe ?

Faut-il ou non quitter son travail actuel ?

Faut-il ou non postuler à la prochaine étape ?

Autant de points cruciaux qui pourraient drastiquement faire avancer leur carrière !

Nota bene

Je veux ici bien pointer la différence entre la procrastination et le repos. Ce sont deux choses qui n’ont rien à voir.

Quand on se repose, on n’est pas en train de procrastiner… On se repose !

3. Prendre conscience : Pourquoi je procrastine ?

À ce stade, on peut se demander : Pourquoi je procrastine sur ce sujet ?

Parce que je pense que c’est trop difficile ?

Parce que je ne sais pas le faire ?

Parce que je suis débordée ?

Cerner son mécanisme de procrastination est le meilleur moyen pour en sortir. Pour cela, il faut identifier les erreurs de pensée qui en sont l’origine.

  • Je ne sais pas par où commencer

« Je ne sais pas par où commencer » ou « Je ne sais pas comment faire ».

Quand on se dit ça, on ressent du doute, de l’indécision, de la peur. Alors, on retourne le problème dans tous les sens, on a peur de se tromper.

En général, on ressent cela face à un sujet nouveau qu’on perçoit comme difficile – comme dans mon cas avec la masterclass.

Typiquement, on se dit qu’on ne sait pas comment s’y prendre et, plutôt que de faire, on ne fait rien et on repousse.

  • Je n’ai pas de temps

« Je n’ai pas de temps, j’ai trop de choses à faire. »

On se sent débordée, frustrée, épuisée. La liste de tâches est si longue que se sont toujours les tâches les plus difficiles qu’on procrastine.

Vaincre la procrastination au travail

Sur votre to do list, vous barrez les petites choses simples : cela vous donne la sensation d’avancer, de faire beaucoup. Mais au final, en bas, il reste toujours les gros morceaux !

  • J’ai trop d’idées

« J’ai trop d’idées, je ne sais pas laquelle sera la mieux. »

Cette erreur de pensée est très courante, en particulier chez les entrepreneurs.

On se dit qu’on a trop d’idées, on se sent créative, ça bouillonne… Mais on se sent aussi indécise et presque dépassée par ces idées.

On se dit qu’il faudrait pouvoir les exploiter toutes, mais on ne sait pas laquelle est la meilleure. On élabore plein de scénarios, mais on procrastine la décision. Au final, on n’avance sur aucune idée.

Il est tout à fait normal de se reconnaître dans ces erreurs de pensée : ce sont des habitudes courantes dans lesquelles le cerveau s’enracine.

4. Créer une association positive dans son cerveau

Une fois qu’on a compris pourquoi on procrastine, il est plus facile d’aller de l’avant. Mais pour s’y aider, on peut créer une association positive dans son cerveau.

Demandons-nous :

Pourquoi serait-ce bénéfique pour moi de me mettre en action ?

Ainsi, on explore et on visualise à quoi les choses ressembleraient si on faisait ce qu’on procrastine : comment on se sentira une fois que ce sera fait.

Prenons l’exemple du feedback à un collaborateur.

Les feedback constructifs sont souvent l’objet de procrastination au travail. On n’a pas trop envie de les faire. C’est pourquoi, une fois fait, on se sent soulagée, fière de soi, prête à passer à la suite, déterminée.

En passant à l’action, on ressent de nombreux bénéfices :

« Je ne laisse pas traîner les choses, je suis exemplaire en tant que leader pour mon collaborateur. Je lui donne des clés pour s’améliorer. Je donne des clés à mon service, à mon business, pour qu’on soit plus fort en tant qu’équipe. Je ne me sens plus honteuse d’éviter de faire quelque chose. »

On associe tout ce qui est positif à agir à l’action qu’on repousse.

La procrastination emmène dans des associations négatives : « Je ne veux pas le faire parce que c’est trop dur, parce que ça me prend trop de temps, etc. »

Ici, on crée les associations positives avec toutes les raisons pour lesquelles, au fond, on a envie d’agir.

5. Agir régulièrement pour vaincre la procrastination

Dernière étape : l’action ! On se met en action et on arrête de procrastiner.

Se mettre en action ne va pas nécessairement être confortable. Car peut-être qu’on trouvera toujours que c’est difficile, même en ayant entraperçu les bénéfices à agir.

Simplement, se mettre en action permet de créer ces bénéfices. On développe tous les éléments en soi pour être la personne et la leader qu’on souhaite incarner.

Arrêter de procrastiner au bureau

Ce n’est pas facile d’arrêter de procrastiner.

Le secret, c’est vraiment de reprogrammer, de hacker son cerveau :

  • Pointer le fait qu’on est en train de procrastiner en repérant les comportements qu’on répète
  • S’interrogeant sur ce qu’on procrastine : quel est le sujet qu’on évite
  • Se demander pour quelles raisons on procrastine ce sujet en particulier
  • Se connecter à ce sujet et à tous les bénéfices qu’il pourrait nous apporter

Et ensuite, on y va !

On y va, même si c’est inconfortable. On respire un bon coup, on prend son courage à deux mains, on le fait.

Et finalement, on se rend compte que ce n’était pas si compliqué et que, finalement, c’est vraiment génial d’arrêter de procrastiner. Cela génère une grande satisfaction, beaucoup de soulagement et de fierté.

Sur quel sujet allez-vous arrêter de procrastiner au travail ?

Cet engagement, vous le prenez aujourd’hui. Vous le prenez pour vous.

Vous allez arrêter de procrastiner sur ce sujet précisément et appliquer les cinq étapes, à chaque fois que vous vous verrez faire. Et que faire si on rechute ? On ne se juge pas : on répète, aussi souvent que nécessaire.

Apprendre à hacker son cerveau sur les sujets qui nous tiennent à cœur fait partie de ce que nous apprenons à nos clientes chez les Leaders Ambitieuses. Trouver la motivation, prendre des décisions plus rapidement, arrêter de douter de soi…

Vos objectifs les plus ambitieux sont à votre portée !

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Cités dans cet épisode

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Elle aura lieu le mardi 6 juillet de 12h30 à 13h30.
Toutes les inscrites recevront le replay !

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(Réalisation Arnaud S. : Musique pour l’imaginaire)

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