8 stratégies d’auto sabotage professionnel - Jenny Chammas

8 erreurs de pensée à éviter pour arrêter l’auto sabotage professionnel

Êtes-vous du genre à pratiquer l’auto sabotage professionnel ?

Consciemment ou non, certaines personnes mettent en place des mécanismes qui font obstacle à leurs propres ambitions. Fausses excuses, procrastination, peur de l’échec ou de la réussite… Les moyens ne manquent pas quand il s’agit d’entraver son épanouissement.

On se penche aujourd’hui sur 8 stratégies couramment mises en place par les auto-saboteurs, accompagnées de mes conseils pour les surmonter.

Je vous donne les clés pour enfin arrêter l’auto sabotage et commencer concrètement à poursuivre vos rêves !

Pour écouter le podcast, c’est ici :

Qu’est-ce que l’auto sabotage professionnel ?

Commençons déjà par définir plus précisément ce qu’on entend par « auto sabotage ».

S’autosaboter, cela peut signifier plusieurs types de comportements autodestructeurs ou contre-productifs :

Participer à son propre échec

Se couper l’herbe sous le pied

S’empêcher de réussir ou d’agir d’une quelconque manière

Ne pas aller dans le sens qu’on aimerait

Etc.

L’auto sabotage, c’est trouver tout type d’excuses et de moyens pour ne pas faire ce qu’on aimerait faire. C’est partir perdante avant même d’avoir essayé.

Dans un contexte professionnel, c’est entraver sa réussite ou son bien-être dans son environnement de travail. On peut ainsi saboter sa carrière ou son quotidien professionnel par différents mécanismes :

  • Par procrastination, en remettant constamment à plus tard les tâches importantes
  • Par peur du succès, des responsabilités et des attentes accrues
  • Par peur de l’échec, en évitant d’essayer et donc d’échouer
  • Par perfectionnisme excessif conduisant à une paralysie décisionnelle
  • Par autodépréciation, en nuisant à sa reconnaissance professionnelle
  • Par évitement des défis
  • Etc.

L’auto sabotage professionnel est un phénomène qu’on met en place plus ou moins consciemment : parfois, on sait qu’on est en train de s’autosaboter, parfois on ne s’en rend pas compte.

Alors, par quoi se traduisent ces mécanismes et comment les reconnaître ?

Je vous propose de lister et détailler huit stratégies d’auto sabotage courantes, ainsi que des pistes pour les déjouer.

Mon conseil : soyez à votre écoute. Posez-vous sincèrement la question pour chaque point : vous reconnaissez-vous dans ce comportement et dans cette problématique ?

Vous avez ici l’opportunité d’identifier des points d’attention pour lever vos propres barrières.

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1. Réfléchir plutôt qu’agir

L’auto-sabotage professionnel peut se manifester dans une réflexion excessive avant d’agir.

Il s’agit ici d’avoir un projet, une idée et une envie et de se plonger dans l’étude dudit sujet. Par exemple :

  • Changer d’entreprise,
  • Changer de poste,
  • Effectuer une reconversion,
  • Monter son entreprise,
  • Etc.

Peut-être va-t-on suivre une formation. Puis une autre. Et encore une autre.

Peut-être réfléchit-on pendant très longtemps à la question, repoussant ainsi encore et toujours la mise en action.

On se raconte l’histoire qu’avant d’agir et de faire, on a besoin de travailler le sujet et de réfléchir encore. Mais finalement, on ne passe pas à l’action ou pas vraiment.

Il y a toujours une bonne raison : on a encore besoin d’un diplôme, d’une étude de marché, de peser tous les pours et les contres, etc.

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C’est la stratégie typique de la perfectionniste qui veut être certaine que c’est la meilleure décision, la meilleure idée avant de s’engager. Sauf qu’on ne peut pas savoir à l’avance si c’est une bonne idée !

Seul le test et la mise en pratique permettent de le dire.

Les études de marché et les études tout court ont leurs limites. Les projets se créent dans l’action.

On ne saura jamais vraiment si ce futur poste va vraiment être mieux que le précédent tant qu’on ne l’a pas testé.

On ne saura jamais vraiment si on s’épanouit dans un nouveau projet tant qu’on n’est pas pleinement plongé dedans.

Mon conseil :

Mettez une limite à la réflexion et passez à l’action en mode bêta test. Agir plutôt que réfléchir est un des grands principes de l’action massive, qui permet d’obtenir des résultats concrets.

Ou alors, décidez que vous ne vous lancerez pas et passez à autre chose !

2. Avoir mille idées à la minute

Vous connaissez cette rengaine : « J’ai mille idées à la minute » ?

En général, quand on dit cela, c’est une façon de sous-entendre qu’on a beaucoup trop d’idées pour parvenir à en mettre une place. Et ce n’est pas une conclusion très logique ! Pourtant c’est un phénomène et une excuse que j’observe fréquemment.

Cette stratégie d’auto sabotage est généralement appliquée par des personnes qui ne veulent pas choisir. Elles entretiennent l’illusion que tout est possible jusqu’à ce qu’elles prennent une décision.

Et comme elles ne veulent pas se fermer de porte par peur de passer à côté d’une belle opportunité, elles n’en n’ouvrent pas non plus.

Agir de cette manière est souvent un mécanisme inconscient. Ces mille idées à la minute ne nourrissent finalement aucune concrétisation.

Mon conseil :

Choisissez l’idée qui vous fait le plus vibrer et mettez-là en pratique… tout en vous laissant l’opportunité d’en réaliser d’autres ensuite ! Mais faites un pas : il est essentiel d’avancer.

3. Se cacher derrière des excuses

Les excuses sont une très belle stratégie d’auto-sabotage.

Parmi les plus entendues, on trouve :

Je n’ai pas le temps.

Je ne peux pas me le permettre.

Ça ne se fait pas…

J’ai des enfants.

C’est trop risqué financièrement.

L’excuse des enfants est probablement celle que j’ai le plus entendu quand il s’agit d’auto-saboter ses rêves. Depuis quand les enfants sont-ils des empêcheurs de rêve ? Au contraire : voir leurs parents s’épanouir est un des plus beaux cadeaux qu’on puisse leur faire.

Quant au risque financier, il arrive bien sûr qu’il soit réel. Mais croyez-moi : dans 90% des cas, c’est une excuse !

Avez-vous réellement fait le calcul ?

Avez-vous cherché des fonds ?

Savez-vous combien de temps vous pourriez vous permettre d’essayer et ce que ça impliquerait dans votre budget ?

Ces excuses vous font croire que vous ne pouvez simplement pas faire ce que vous voulez. Mais cela avant même d’avoir vraiment essayé d’organiser votre vie de façon à vous en donner les moyens.

Les excuses deviennent de vraies raisons quand on les a vraiment étudiées et qu’on a tenté de les surmonter de plusieurs façons tout en observant que ça ne fonctionnait pas. Dans ces cas, il s’agit de mise en action, de test et de conclusion.

Je parle ici des excuses lancées en l’air sans vraiment s’être donné la peine de les contourner.

Mon conseil :

Faites face au problème concrètement, sans a priori et avec une certaine naïveté : est-ce vraiment impossible ?

N’affirmez rien que vous n’avez pas éprouvé dans le réel. Envisagez toutes les solutions : ne vous fermez pas de porte sur la base de vos pensées préconçues.

4. Laisser la parole à son tyran intérieur

Cette stratégie d’auto sabotage se joue en soi, dans la conversation entre son moi et son tyran intérieur.

Le tyran intérieur, vous savez, cette voix mesquine qui vous critique sans cesse, qui pense que vous n’en n’êtes pas capable, que vous n’êtes pas à la hauteur. Cette voix qui vous fait croire que vous êtes trop ceci ou pas assez cela et vous fait culpabiliser :

Tu ne vas pas y arriver.

Tu es trop égoïste.

Quelle arrogance de croire que tu pourrais faire ça…

Tu n’as pas à la hauteur.

Ce tyran intérieur est là, en chacune de nous, et nous assène des pensées poisons. Quand on l’écoute, on s’auto-sabote, car il ne va jamais dans le sens de notre plein épanouissement.

Mon conseil :

Rappelez-vous que ce n’est qu’une voix qui vous profère des croyances limitantes. Pas des vérités.

Ces croyances sont héritées de votre enfance, de votre socialisation. Elles proviennent aussi du biais négatif du cerveau qui voit beaucoup plus facilement ce qui ne va pas plutôt que ce qui va.

Vous avez le choix de l’écouter (et de vous auto-saboter) ou de passer outre en lui disant que vous n’êtes pas d’accord et qu’il ne vous empêchera pas d’avancer.

5. Donner trop d’importance à l’avis des autres

L’avis des autres est un magnifique auto-saboteur.

Cette stratégie consiste à se donner pour excuse qu’on ne peut pas, car les autres ne valident pas notre projet :

Mon mari n’est pas d’accord.

Ma partenaire pense que ce n’est pas une bonne idée.

On m’a dit que ça n’allait jamais marcher.

Au final, on délègue la responsabilité de nos décisions aux autres.

Mon conseil :

Cessez de vous cacher derrière les autres comme s’ils savaient mieux que vous ce qui est bon pour vous. Vous êtes totalement capable de vous faire votre propre idée.

Et si, au fond, vous ne voulez pas aller plus loin dans votre projet, c’est OK !

Assumez que c’est votre choix et pas celui d’untel ou d’unetelle.

6. Avoir peur du jugement

Autre grande stratégie d’auto sabotage professionnel : la peur du jugement des autres.

On a une envie, mais on imagine des scénarios dans lesquels les autres ont plein de pensées négatives sur nous ou sur notre projet. Et on ne le mène pas à bien, parce qu’on a peur de se sentir jugé.

On ne dit pas ce qu’on pense en réunion.

On ne propose pas cette idée qui nous semble intéressante.

On ne parle pas de nos talents cachés par peur des moqueries ou qu’on nous prenne pour une hurluberlue.

C’est ainsi qu’on se fait beaucoup plus petite qu’on ne l’est et qu’on s’autosabote.

Arrêter l'auto-sabotage professionnel : Les 8 erreurs à éviter

Quelle dommage !

On n’imagine pas tout ce que coûte le silence dans la carrière des femmes.

Mon conseil :

Comprenez que les autres auront toujours une opinion de vous et de ce que vous faites. Le cerveau humain passe son temps à évaluer et juger par rapport à ce qu’il connait.

Et quoi que vous fassiez, vous n’avez pas de contrôle sur les autres et sur leurs pensées. Alors autant faire ce que vous aimez !

Ce que pensent les autres de vous et de ce que vous faites ne dit rien de vous, mais tout de leur propres filtres.

7. S’autosaboter par procrastination

La procrastination ! Un grand classique chez les auto-saboteurs…

Cette stratégie consiste à toujours repousser au lendemain, à ne pas s’y mettre. Elle consiste à tout faire, sauf ce qui est important pour avancer !

Demandez-vous :

Dans quelle partie de votre vie procrastinez-vous ?

Pourquoi ?

Que vous empêchez-vous de réussir ?

Mon conseil :

Si vous voulez que votre idée ou votre projet voit le jour, découpez vos actions en toutes petites étapes faciles et accessibles. Et démarrez dès aujourd’hui, au rythme d’une mini-action chaque jour !

Vous avancerez lentement mais sûrement. Vous irez ainsi toujours plus loin qu’en ne faisant rien, figée face à la montagne !

J’ai consacré tout un épisode à la manière de surmonter la procrastination. N’hésitez pas à vous y référer.

8. Avoir peur de l’échec ou de la réussite

On peut enfin mettre en œuvre des stratégies d’auto-sabotage professionnel par peur d’échouer ou de réussir.

La peur de l’échec, c’est la peur d’être déçue, de décevoir ou d’avoir honte. On s’autosabote avant même d’essayer.

La peur de réussir, quant à elle, est insidieuse. C’est cette peur qui nous dit que tout changera si jamais on y arrive et que c’est dangereux. On pourrait perdre les gens qui nous entourent, devenir quelqu’un d’autre ou perdre nos moyens face à une réussite qui nous dépasse. Alors, on n’essaye tout simplement pas de réussir : comme ça, pas de risque !

Mon conseil :

Notre cerveau est câblé pour nous mettre en alerte dès lors qu’on envisage de sortir de notre zone de contrôle. C’est un instinct d’autoprotection des plus basiques : on est en sécurité dans le domaine du connu.

Ne laissez pas votre cerveau fonctionner en mode pilote automatique si vous voulez vous challenger !

Le coaching pour arrêter l’autosabotage au travail

Chères leaders, dans quelle stratégie d’autosabotage vous reconnaissez-vous ?

Sur quels sujets qui comptent pour vous vous empêchez-vous de réussir ?

Arrêter l’autosabotage peut nécessiter une longue réflexion personnelle et un soutien de la part d’un mentor ou d’un coach. Dans certains cas extrêmes, une thérapie permet d’aborder les causes sous-jacentes de ces comportements.

Pour votre épanouissement, il est capital de reconnaître vos comportements d’autosabotage professionnel. Quoi qu’il arrive, observez avec compassion et faites un état des lieux.

Et si vous avez envie que ça change, mettez-vous en action !

Lever vos réflexes d’autosabotage peut avoir de superbes et surprenantes conséquences sur votre carrière.

Si vous souhaitez aller plus vite et plus loin, notre programme de formation et de coaching Leaders Ambitieuses est là pour vous accompagner ! Nous sommes à vos côtés sur le chemin de la réalisation de vos projets et de l’épanouissement de votre leadership.

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Cités dans cet épisode

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réalisé par Arnaud S. | musique-imaginaire.com

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